Claire referma le fichier.
À cet instant, elle comprit que ce geste minuscule comptait davantage que toutes les excuses prononcées depuis la naissance de leur fille.
Mathieu ne lui demandait plus d’effacer les preuves pour lui prouver qu’elle avait pardonné.
Il acceptait qu’elles existent.
Parce qu’il avait enfin compris qu’après avoir brisé la confiance de quelqu’un, le véritable changement ne consiste pas à exiger qu’il oublie.
Il consiste à devenir, jour après jour, quelqu’un qui ne lui donnera plus jamais besoin de rouvrir le dossier.